Comité intersyndical pour l'assainissement du lac du Bourget

Comprendre les raisons des inondations chambériennes

Le constat

Le 7 juin et le 22 juillet dernier, il est tombé environ 55 mm d’eau en 30 minutes (82 mm en 2 heures le 22 juillet), des orages dont la période de retour est estimée à 500 ans. Ces intensités sont comparables à celles observées lors de la tragédie de Vaison-la-Romaine en septembre 1992.

Il s'agit d'inondations par ruissellement. Un phénomène localisé, rapide et violent, comme en témoignent les dégâts recensés.

Conséquences

Caves et rues inondées, voitures quasiment noyées, canalisations saturées, bouches d’égouts soulevées sous la violence des eaux, rues transformées en torrents…

Les travaux engagés par Chambéry métropole sur la Leysse permettront-ils d’éviter ces dégâts ?

Non. Les travaux d'aménagement du lit de la Leysse ont pour objectif d'éviter une inondation majeure par la rivière, (comme ce fut le cas en 1875 ou 1910) en lui donnant un gabarit suffisant pour écouler une crue centennale (période de retour de 100 ans).

Une grande crue de la Leysse dure 3 à 5 jours et peut atteindre un débit 300 m3/s (le 22 juillet 2015 la Leysse n’a atteint que 50 m3/s). Si les digues cèdent, la rivière pénètrera dans les zones urbanisées avec une violence inouïe, détruisant tout sur son passage, causant plusieurs centaines de millions d’euros de dégâts et engageant des vies humaines.

Il faut distinguer une inondation due au débordement d'une rivière à une inondation par ruissellement uniquement liée à un épisode orageux exceptionnel.

Les réseaux d'eaux pluviales doivent-ils être agrandis ?

Face à de telles précipitations, pour éviter l’inondation des rues et parking, il faudrait doubler voire tripler la section des réseaux d’eaux pluviales de toute l’agglomération ; des réseaux qui sont prévus pour des pluies d'une période de retour de 10 ans, pas de 500 ans. Il faudrait investir des centaines de millions d’euros pour ces travaux qui ne serviraient qu’une fois tous les 500 ans ! C’est comme si l’on rajoutait 4 voies de circulation de plus à l’autoroute des stations de ski pour trois à quatre jours par an !

Doit-on craindre une augmentation de la fréquence de ces épisodes orageux ?

Il y a eu des inondations majeures bien avant 1950, on a tendance à l’oublier ! Les scientifiques ne constatent pas d’augmentation notable du nombre d’évènements extrêmes.

Par contre, les zones autrefois inondées par ces crues extrêmes étaient des prairies ou des marécages. Aujourd’hui, ce sont des zones urbanisées. Les élus de l’agglomération l’ont d’ailleurs bien compris en maîtrisant davantage l’urbanisme dans ces zones à risque et en s’engageant fortement dans la préservation des zones humides pour stocker l’eau.

 

 

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